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I/ L'impact de l'homme sur la faune

95% des espèces ayant existé ont actuellement disparu ; une espèce vit en moyenne 1 à 10 millions d'années ; or depuis l'apparition d'homo sapiens, le taux de disparition des espèces a beaucoup augmenté, du fait de la destruction des habitats (pour développement des routes, zones industrielles ou villes), de la déforestation en zone tropicale, de la chasse, la péche, le commerce....

Le bouquetin des Pyrénées est la dernière espèce officiellement éteinte en france en 2002.

 

 

1)  L'élevage et l'agriculture


  • Les torts causés aux animaux dans les élevages ont connu une forte croissance en quelques décennies du fait de l'augmentation de la consommation et de la généralisation de l'élevage industriel.

Leur qualité diminue donc au fur et à mesure que le temps passe et il arrive parfois qu’il y ait, en plus de la maltraitance des animaux et de la mauvaise qualité de la viande qu’ils donnent, beaucoup trop d’élevages ce qui entraîne, par le biais de la chaîne alimentaire, la disparition de certaines espèces.

  • Les sols abritent plusieurs centaines d'invertébrés appelés macro faune : fourmis, arachnides, vers de terre..., qui constituent une ressource assurant le maintien de la qualité des sols. Cette faune est aujourd'hui menacée par les interventions humaines qui réduisent sa diversité et/ou son nombre : labours, pesticides, pollution par métaux lourds, et certains systèmes de culture

 

  • Le sort des abeilles.

                                             

Les ruches meurent. On a pensé un moment que les insecticides employés pour le tournesol et le maïs étaient les seules causes de cette mortalité.

Mais malheureusement, il y aussi d'autres causes:

                                                                            - Un acarien, le Varroa ( la mondialisation du commerce des reines a permis sa diffusion )

                                                                            - Un environnement dégradé

                                                                            - La diminution de la Biodiversité

Le journaliste Yves Miserey rappelle que l'abeille est une espèce domestique fragile, " un insecte social et pas une vache à miel ".

N'oublions pas qu'Eïnstein disait que " si l'abeille disparaissait, l'espère humaine disparaitrait dans les deux ans ".

 

 

2)  La pêche


Un grand problème : la pêche intensive et non sélective.

Les pêches s'accroissent au niveau mondial:

                                                                  - 92 millions pour les pêches de capture

                                                                   - 51.7 millions pour l'aquaculture

Ainsi, on va vers un épuisement des stocks, leur reconstitution devenant plus problématique.

Les conséquences de cette surexploitation sont nombreuses et irréversibles :

                                                                    - Les pratiques actuelles de pêches au thon rouge empêchent sa reproduction et vont mener à sa disparition. ( surexploitation, utilsation d'avion pour repérer les bancs, " fermes à thon " pour les engraisser ).

                                                                     - Le cabillaud aussi est en danger. Une commission en 2002 a même demandé l'interdiction de sa pêche en mer du Nord, d'Irlande et à l'ouest de l'Ecosse.

Prenons comme exemple la pêche au saumon ; en effet, la surpêche est un gros problème car elle provoque la disparition de certaines espèces de poissons. Beaucoup de poissons sont carnivores; ils se nourrissent d’autres poissons entre autres sous forme d’huile, farine ou encore granulés.

Par exemple, pour qu’un saumon prenne 1kg, il faut lui donner environ 10kg de nourriture. Pour subvenir à ses besoins, on utilise des espèces de poissons dont le goût ne convient pas aux êtres humains. Jusque là, la pêche avait été épargnée. Cependant ces poissons jusqu’alors considérés comme impropres à la consommation humaine se trouvent être consommés par d’autres espèces de poissons, dont la nourriture se trouve ainsi dérobée par les humains au profit des saumons.

 Aujourd’hui, à peu près un tiers des poissons pêchés dans le monde sont transformés en nourriture destinée aux poissons d’élevage, provoquant un effondrement des effectifs des espèces de poissons prédateurs puisqu’ils n’ont plus de nourriture.


Les différents types de pêche, leurs conséquences sur l'environnement et sur le stock de poissons

Type de pêche Méthode Conséquences
Sennes coulissantes filet rectangulaire formant un cercle autour du banc de poissons. Un filin sert a refermer la poche. capture des poissons juvéniles et des mammifères marins comme les dauphins.
Palangres ou palangrottes se pratique au mouillage avec une ligne et des hameçons. ennemis des oiseaux marins, tortues et poissons non visés.
Filets maillant nappe rectangulaire très longue tendue vers le haut par des flotteurs et vers le bas par des lestes. capture des oiseaux de mer et piège pour de nombreux animaux lorsqu'ils sont abandonnés.
Chaluts Filet en forme d'entonnoir traîné derrière un bateau, sur les fonds marins directement. matériel non sélectif qui capture une quantité considérable d'espèces non visées. Endommagent largement les fonds marins, milieu de vie des poissons.

           (source : planète info)

 

Le bilan de ces actions humaines est déplorable. L'homme met la mer en danger; en plus d'y déverser ses déchets, il surexploite la vie qu'elle abrite. La salit, l'appauvrit

Les dauphins sont victimes des immenses filets de pêche dérivants , la pêche à la dynamite tue tout sans distinction.

L'homme est, on le sait, responsable en partie du changement climatique. Ceci modifie les espèces marines. Par exemple, les espèces d'eaux plus chaudes se déplacent vers les pôles car la taille et la productivité de leur habitat se transforment.

De plus, la pêche elle même produit des gaz à effet de serre. " Les expéditions internationales par avion émettent 8.5 kg de dioxyde de carbone par kilo de poissons transportés."


 

3)  Les animaux victimes des loisirs humains


  • Même quand l'homme ne se sert pas directement de l'animal, il peut lui nuire. Ainsi les sports d'hiver ont un impact sur la faune. Les installations de ski empiètent sur le domaine d'un petit oiseau appelé " Tétras Lyre ".

Plus de la moitié de la population de cet oiseau appelé aussi " petit coq de bruyère " a disparu ; il est démontré que la présence forte des humains cause un gros stress à la faune sauvage...sans parler des modifications de paysages car à la place des prairies et des pâturages, on trouve maintenant des pylônes, câbles... La surface de l'habitat du tetras lyre a ainsi été réduite de 45%.

  • Dans certaines régions, les hommes organisent des combats d'animaux (exmple : combats de coqs).v

  • Monstre de la gente batracienne, la grenouille-taureau a été importée en France des Etats-Unis en 1968 par un particulier bordelais pour son bassin d'ornementation; c'est une introduction dite volontaire.

Elle s'impose par ses 20 centimètres pour environ 600 grammes. Les dégâts qu'elle cause sont à la hauteur de son gabarit. Elle met en péril la faune locale par son grand appétit . Elle mange toute proie vivante qu'elle peut maîtriser: grenouilles, poissons, insectes, reptiles. Ainsi elle élimine tous les batraciens indigènes et domine sa zone d'habitat, ce qui est très perturbant et néfaste pour la biodiversité de la faune et les écosystèmes régionaux. De plus, la grenouille-taureau porte des agents pathogènes (qui provoque des maladies) pour les animaux. 

La France est un des pays les plus touchés d'Europe. On y a introduit la grenouille-taureau pour diverses raisons: élevage pour la consommation, animal de jeu (concours de sauts!) et animal de compagnie.

  • La chasse a été pendant longtemps un moyen de se nourrir. Cela contribuait à réguler les espèces et ne présentait donc pas de danger pour la faune. Il en est autrement de la chasse sportive, qui recouvre notamment la chasse en Afrique d'espèces protégées. 

 

 

4)  Les animaux victimes des trafics

 

Il existe à la fois un trafic d'animaux protégés (exemple : petits singes de compagnie) et de parties de corps d'animaux présentant une grande valeur marchande (exemple: l'ivoire des défenses d'éléphant)

Les douaniers saisissent des hippocampes, des tongs en peau de python, de la maroquinerie en peau de crocodile, varan et serpent.

Le commerce illégal des espèces menacées est le 2 ème facteur de dégradation de la nature, après la destruction des milieux naturels.

 

 

5)  Les animaux cobayes - expériences

 

  • DOLLY : c'est la manipulation génétique de clonage d'un animal (brebis)
  • création de races nouvelles : exemple : le pittbull, issu d'un croisement
  • dressage : ces mêmes pittbulls sont dréssés au combat, le comportement originel du chien étant ainsi modifié
  • les animaux sont également utilisés pour réaliser des expériences médicales (test de nouvelles molécules en vue de création de nouveaux médicaments)

 


6)  Les effets de l'industrialisation


6.1. LA TRANSFORMATION DE L'ENVIRONNEMENT

L'homme transforme son environnement avec des autoroutes, ponts, immeubles, lignes électriques. Dans les années 70 des poteaux métalliques creux ont été installés par France Telecom ; ils furent de véritables pièges pour les mésanges, les écureuils ou les chauves-souris qui les exploraient sans pouvoir en resortir.

Les rapaces heurtent régulièrement les lignes électriques à moyenne tension.

Et même quand il remplace les végétaux sauvages par des massifs de fleurs, c'est une mauvaise solution pour la sauvegarde de la vie de certaines espèces.

Les animaux doivent s'adapter à une modification de l'environnement lors des phases d'urbanisation (passage d'une société rurale à une société urbaine)  ; pour exemple, le goéland colonise les déchetteries.

Les savanes d'Afrique et d'Asie sont transformées en partie en terres cultivées ; certaines espèce tels les éléphants ne savent plus où aller, et leur espèce pourrait ainsi s'éteindre.

La disparition d'espèces végétales entraîne la disparition des animaux qui les consomment.

 

 

6.2. LA POLLUTION

Les marées noires,  fuites accidentelles ou volontaires de produits pétroliers,  provoquent l'engluement de la peau et de plumes des loutres de mer, phoques, oiseaux (exemple : en 1999, la catastrophe de l'ERIKA tue entre 80000 et 150000 oiseaux).

La pollution dûe à l'utilisation de fertilisants dans l'agriculture se traduit par le dépôt d'oxyde d'azote dans les champs, qui retient la chaleur et peut rester dans l'atmosphère jusqu'à 150 ans.

Les tortues avalent des sacs en plastique en croyant manger des méduses et en meurent.

Les déchets provoquent des problèmes environnementaux en raison de leur composition, de leur solidité, visibilité, durabilité.

Ces déchets de fragmentent avec le temps en des milliers de morceaux, parfois de taille microscopique, qui sont ingérés par les oiseaux marins, tortues de mer, mammifères marins, ceci affectant la chaîne alimentaire jusqu'à l'homme.

Greenpeace a découvert dans le Pacifique une "île aux déchets", créée par l'accumulation de déchets charriés par les courants océaniques dans une zone entre la Californie et Hawaï, dans les eaux internationales. La pollution des océans est un phénomène assez souvent négligé mais cette île de déchets de provenance terrestre a déjà tué plusieurs centaines d’animaux marins. Si rien n’est fait celà peut toucher tout l’ensemble de l’écosystème jusqu’à l’homme..

photo à cette adresse : http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/02/20080222-113624.html

 

 

6.3. L'ANIMAL COMME MATIERE PREMIERE DES INDUSTRIES

Lorsque les animaux ne sont pas utilisés pour nourrir l'homme, ils sont utilisés pour le bien et le plaisir de l'homme. En effet, dans l'Union Européenne, des milliers d'abattoirs, d'exploitations agricoles, des boucheries, des vétérinaires et de laiteries produisent chaque année plus de 15 millions de tonnes de sous-produits animaux. Ces sous-produits, sont tout, ou partie de cadavre d'origine animale non destiné à la consommation humaine et sont le plus souvent utilisés en dehors de la chaine alimentaire à des fins diverses et variées.

Prenons le cas des peaux et de la gélatine des animaux.

Les peaux sont utilisées pour la confection de cuir (de vache; de chèvre), pour la confection de sac ( peaux de crocodile; de serpent ), les fourrures des animaux sont utilisées comme manteaux ou  foulard ( fourrures de renard, de chien, de chat).

Ce qui n'est pas précisé, c'est que ces confections mettent en danger de disparition des espèces animales sauvages mais aussi domestiques tel que le chien, le chat. En effet, deux millions et demi par an de chiens et de chats sont tués, ou encore, maltraités (ils sont dépecés vivants, les chats son étranglés et les chiens roués de coups) pour leur fourrure.

Et même si certains pays comme les Etats Unis, l’Italie, la Hollande et la France, (tout récemment), ont interdit sur leur sol les peaux ou les fourrures de chats et de chiens, ils sont encore minoritaires.


  • Le cas des bébés phoques.

Les phoques sont tués pour leur peau, leur graisse et leur viande. Plus de 1.5 Millions de phoques ont été ainsi massacrés au cours des cinq dernières années au Canada. On sait que ce sont des mammifères sensibles à la douleur, c'est pourquoi la commission européenne a proposé un règlement interdisant dans, vers, à partir de l'U-E le commerce des produits dérivés des phoques si les techniques de chasse ne respectaient pas certaines normes. Mais il n'y a pas d'interdiction formelles déplore l'IFAW ( fonds international pour la protection des animaux).












Examinons à présent l'utilisation des animaux dans le monde cosmétique à partir de leur gélatine.

 Beaucoup de crèmes, de fond de teint, de savons, de rouge à lèvres et de fards à paupières contiennent des graisses animales. D'après les statistiques, plus de 20 000 baleines sont tuées par an (leur graisse sert à la production de savons, de produits cosmétiques et de lubrifiants).


  • Les baleines sont massacrées, éventrées et horriblement mutilées : 









( le harpon à charge explosive est l'arme la plus cruelle pour les tuer)

Un autre produit provenant des baleines est l'ambre gris ( constitué à partir de reste de calmars rejetés par les cachalots ) utilisé dans beaucoup de parfums.

Cette substance grisâtre et cireuse est prélevée dans l'instestin des baleines tuées.

Grande inquiétude chez les protecteurs des grands mammifères marins !

En effet, les pays favorables à la chasse à la baleine sont devenus majoritaires, au grand plaisir du Japon, de l'Islande et de la Norvège qui tuent deux mille baleines par an. Pourtant on sait que les baleines qui ne sont pas tuées par le harpon peuvent mettre plus d'une demi heure à mourir en montrant des signes de souffrance.


 


 

 

  •  Le cas des requins : 

 Certaines espèces animales sont autant exploitées pour l’alimentation que pour l’industrie: on consomme ou utilise comme engrais la chair et les ailerons des requins. Des huiles riches en vitamines A sont extraites de leur foie, et des anticoagulants de leur sang. La cornée de leurs yeux est employée pour des transplantations et leurs cartilages servent de traitements contre les brûlures.

En fait, il y a énormément de probabilités qu’un requin ayant un jour fini dans nos assiettes ait servi de lubrifiant pour nos machines, d’huile pour nos plantes ou encore de squalène dans les cosmétiques.


D'autres espèces animales sont aussi susceptibles de disparaître d'ici les prochaines décennies, comme c'est le cas pour la tortue Luth, une espèce qui a survécu à la disparition des dinosaures et qui est menacée d'extinction par les activités humaines; telles que: l'exploitation forestière, le développement côtier et la pêche abusive qui ont mené l'espèce à un point critique.

 

  • Exemple de fast food KFC sur les abus envers les animaux. 

 

 

 

7)  L'homme moteur du réchauffement climatique

 

Le réchauffement climatique est induit à la fois par l'industrialisation, l'urbanisation et la vie moderne (explosion des transports et des chauffages utilisant des énergies fossiles - charbon, pétrole, gaz-) ; ces pratiques ont augmenté de 30% la quantité de CO2 (le plus important des gaz à effet de serre) depuis le 19 ème siècle.

Il provoque notamment la fonte de la banquise, dont les scientifiques prévoient la disparition totale pendant l'été d'ici 50 ans, ce qui menace l'ours blanc du fait de la diminution de son territoire de chasse.

On remarque une modification des habitudes des oiseaux migrateurs : l'hirondelle s'arrête en Bretagne au lieu de continuer sa route vers l'Afrique.

Ces changements de routes migratoires permet le contact d'oiseaux sauvages avec les élevages de volailles domestiques et entraînent la propagation de maladies, comme la grippe aviaire.

L'assèchement des zones humides entraîne la dispaition d'1/3 des amphibiens.

On assiste aussi à la prolifération de certaines espèce nuisibles qui aiment la chaleur dans des zones jusque là épargnées, comme les chenilles urticantes, au point qu'on envisage une nécessaire éradication

Les Etats-Unis et l'Australie n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005 après une longue négociation entamée en 1997, et visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2012.

 

 

EN CONCLUSION CONCERNANT LES EFFETS SUR LA FAUNE....

              On peut s'indigner de la cruauté de la chasse aux phoques,aux baleines...Se désoler des buts mercantiles qui mettent en péril l'avenir des produits  de la mer,ou se demander si l'homme veut toujours partager sa planète ou se l'approprier au risque d'en mourir lui aussi.

Une liste rouge des espèces menacées en France métropolitaine est parue; 11 espèces de mammifères sur 119 sont menacées de disparition du fait du dérangement dû à une trop grande fréquentation de leur habitat, de la dégradation de ce même habitat, de la raréfaction des proies déjà  mortes par l'emploi des pesticides.

L'homme devrait se rappeler qu'il est un mammifère,peut-être fera-t-il partie de cette liste un jour !

Pour finir sur une note d'espoir, pour nous les plus jeunes,qui avons la responsabilité du changement des choses, le "résultat des évaluations montre que les actions de conservations entreprises pour les mammifères portent leurs fruits".

Ainsi donc,il faut s'investir dans la protection, la restauration, la conservation des habitats naturels...afin de mieux vivre AVEC les animaux et pas seulement en les utilisant.

Nous allons  démontrer dans la partie suivante que la faune n’est pas la seule victime de l'exploitation de l’homme.

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